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Yvann Alexandre : entre la mémoire et l'oubli

Le chorégraphe français Yvann Alexandre est sur le point de dévoiler sa nouvelle création, Infinité.



La première mondiale d’Infinité aura lieu le 20 janvier à Marseille, en conclusion d’une résidence de finalisation à KLAP Maison pour la danse. Les festivals Les hivernales d’Avignon et Faits d’hiver de Paris accueilleront la compagnie en février, puis celle-ci amorcera une tournée d’une quinzaine d’escales sur le territoire français.


Une infinité de mondes

Porté par un duo d’interprètes masculins, Infinité nous transporte au cœur d’une île, vaste champ des possibles, où l'humanité émerge d’un paysage aride. C’est un voyage en abstraction, qui s’attache aux mondes intérieurs et extérieurs, et qui caresse de manière intemporelle les espaces et les intimités. Dans un langage chorégraphique poétique, Infinité se nourrit d’une liberté à jouer avec le temps, de confondre hier et aujourd’hui, et d’incarner tous nos êtres, même ceux oubliés.



≪ Mémoire d’une danse, et oubli ≫

C'est au contact des patients atteints de maladies neuro-dégénératives, dont la maladie d’Alzheimer, que s’est activé le processus artistique d’Infinité. Les moteurs de création d’Yvann Alexandre découlent depuis toujours de la rencontre humaine. Il démarre ses processus par la transmission et chemine ensuite vers l’écriture d’une œuvre. Pour le processus d’Infinité, c’est autour du souvenir d’une danse, avec l’aide du geste, d’une musique, d’une image, d’un parfum, que s’est opéré chez les patients la possibilité de partager des récits infinis, de retrouver dans le geste une autre vie dans les doigts, dans le ventre, les yeux, bref le corps tout entier.


À la croisée de la scène et du in situ

Cette dernière création de la compagnie yvann alexandre s’inscrit volontairement à la croisée de la scène et du in situ. Faire île, faire le tour de l’île, en usant des circulations et des perspectives, rév