La question des fleurs : Rencontre avec l'Agence

Rencontre avec Lydie Revez et Mickaël Spinnhirny, co-directeurs de l’Agence.



D’abord, parlons contrat, en quoi la proposition que vous présentez aux diffuseurs est-elle innovante et adaptée à la crise actuelle ?


Lydie - Avec La question des fleurs, nous proposons une offre flexible aux diffuseurs afin d’alléger la pression financière et des calendriers : plutôt que de signer un contrat rigide, nous avons opté, pour la première fois, pour une promesse d’engagement : une proposition plus souple, adaptée aux temps troubles que nous traversons, sans engagement de date ni de pénalité en cas de report. Notre promesse d’engagement est la même pour tous les diffuseurs, que la pandémie a tous très fortement touchés. L’idée de la promesse d’engagement est véritablement de permettre la plus grande flexibilité et la plus grande écoute aux diffuseurs, c’est un geste de solidarité et de partenariat avec les différents maillons de la chaîne de diffusion. Cette période a été difficile pour tout le milieu, il faut se serrer les coudes.



À partir de quand le spectacle pourra-t-il être présenté ?


Mika - Nous restons à l’écoute des recommandations de la Santé publique, ici et à l’internationale. Notre priorité reste avant tout d’assurer la santé et la sécurité des artistes et du public. C’est pourquoi nous avons choisi la forme du duo dans une pièce qui, tout en restant une création chorégraphique sans compromis artistiques, offre une grande flexibilité en permettant notamment d’adapter la jauge et d’engendrer moins de risques financiers pour les diffuseurs. La question des fleurs est un spectacle de relance conçu pour la scène : il sera prêt quand les lieux pourront présenter en réel et quand les diffuseurs seront prêts à rouvrir les salles et les scènes.



Et y a-t-il des désirs de faire voyager le spectacle à l’international ?


Mika - La question des fleurs est pensé tant pour ici au Québec qu’à l’international. Cette proposition permet de faire découvrir aux publics du monde entier quatre signatures chorégraphiques en une seule soirée. Par ce projet, il y a un réel désir de développement des artistes et de leur travail, une alternative pour pallier le climat incertain qui entoure les déplacements internationaux pour les prochains mois : s’il peut être difficile de faire tourner 4 spectacles de 4 compagnies différentes, pourquoi ne pas proposer une incursion dans les univers de 4 chorégraphes dans un seul spectacle ?